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Comment réussir son examen de niveau de chinois ( HSK)
BEIJING, 26 mai 2006 (CRI) Aujourd'hui, de nombreux étudiants
étrangers travaillent leur chinois pour passer « l'examen de niveau
de chinois ( HSK) organisé par la Chine» puisqu'il se tiendra d'ici
quelques mois dans plusieurs villes chinoises... Ces dernières
années, cet examen de langue d'évaluation du chinois s'est
popularisé et les étrangers sont de plus en plus nombreux à le
passer. Certains l'appellent le « Toefl Chinois » !
L'examen de niveau de chinois est un examen d'État standard, élaboré
par la Chine, pour mesurer le niveau de chinois de personnes dont la
langue maternelle n'est pas le chinois. C'est le même principe que
le Toefl, ou le GRE des États-Unis. Les notes de l'examen se
divisent en 11 catégories, le niveau plus élevé correspond au
meilleur niveau de chinois.
Le professeur de l'Université des Langues de Beijing, Wang Lujiang,
participe depuis longtemps au travail d'élaboration de l'examen.
Elle raconte que lors de la première cession d'examen, en 1999, il
n'y avait que 2 milliers de personnes... Désormais, la situation est
tout a fait différente. Écoutons-la : « Dans les années 90, ceux qui
passaient l'examen étaient des étudiants qui faisaient des études de
chinois, dans les universités chinoises ou étrangères. A partir de
l'an 2000, en plus des étudiants universitaires, certains lycéens
ont été candidats à l'examen. Et puis il y a aussi ceux qui
apprennent le chinois par eux même, ils participent volontiers à
l'examen pour évaluer leur niveau et l'efficacité de leurs cours.
Jusqu'en 2005, le nombre de candidats participants a atteint les 500
000 personnes ! »
Selon Wang Lujiang, il y aurait désormais plus de 150 centres
d'examen dispersés dans 34 pays et régions du monde. Cela permet aux
personnes, qui souhaitent être candidat, dans différents pays, de
rendre plus facile leur participation à l'examen. Grâce aux
certificats de niveaux, les étrangers peuvent présenter leur
candidature dans les écoles chinoises. Par exemple, ceux qui ont
obtenu une note supérieur au Niveau 3 peuvent intégrer les parcours
scientifique, polytechnique, ou agronomie des écoles d'enseignement
supérieur de Chine. Ceux qui ont obtenu une note supérieur au niveau
6 peuvent intégrer les sections littéraires, ou histoire.
M. Chris Mutz, venu des États-Unis, a participé à l'examen de niveau
de chinois avec cette idée. Écoutons ses explications : « Voilà les
principales raisons qui m'ont poussé à participer à cet examen :
premièrement, je voulais connaître mon niveau de chinois, réellement
l'évaluer afin de savoir sur quoi je devais concentrer mes efforts ;
deuxièmement, c'est un examen national reconnu dans toute la Chine.
Si je veux candidater à un poste d'étudiant chercheur ou suivre des
cours, selon les exigences, je dois obtenir une note correspondant
au niveau 6 de l'examen. »
Ces dernières années, le but principal des étrangers qui apprennent
le chinois a changé. Auparavant, ils apprenaient le chinois pour
leur intérêt propre ; aujourd'hui ils l'apprennent pour leurs
études, ou dans la perspective de vivre ou travailler en Chine. Plus
de la moitié des étudiants coréens qui ont participé à l'examen
veulent venir travailler en Chine.
Lee Moon Kyu est l'un d'eux. Il a confié à notre journaliste que le
certificat de niveau de chinois a, non seulement, confirmé ses notes
obtenues en cours, mais l'a aussi aidé à trouver un travail en
Chine. On l'écoute : « Maintenant, beaucoup de Coréens savent parler
chinois. Pour évaluer le niveau de chinois d'une personne,
l'entreprise coréenne attache une importance particulière aux notes
obtenues à l'examen de niveau de chinois (HSK). »
Selon le département d'État de l'enseignement du chinois à
l'étranger, ces dernières années, le nombre de candidats participant
à l'examen de niveau de chinois a augmenté avec un rythme de
croissance annuelle de 30% ! Cet enthousiasme pour l'examen de
niveau de chinois s'explique par le développement rapide de
l'économie chinoise et l'augmentation incessante des échanges
internationaux. Le chinois est donc une langue dont la valeur ne
cesse d'être s'apprécier ! Selon une étude statistique, en
Allemagne, dans de nombreux départements, le chinois est devenu un
examen du lycée ; en Grande-Bretagne, le département d'éducation
lance un programme sur l'enseignement du chinois au lycée ; en
Indonésie, le département d'éducation a élaboré un plan pour ouvrir
des cours en chinois dans plus de 8 mille écoles du pays d'ici deux
ans !
Pour encourager les étudiants étrangers à apprendre le chinois et
connaître la culture chinoise, le gouvernement chinois a mis en
place une « une bourse pour les gagnants du HSK » spécialement
réservée aux candidats participant à l'examen qui obtiendraient les
meilleures notes. Au cours de leurs études en Chine, les gagnants
sont exemptés de frais d'inscription, de frais de scolarité, de
frais de logement, et en plus, ils peuvent bénéficier d'un millier
de yuans de bourse d'études !
Au fur et au mesure que le nombre de candidats au HSK a augmenté,
les candidats soulignaient les défauts que l'examen présentait
encore... Il ne répond pas aux demandes des candidats de secteurs
différents, ou de régions et d'âges différents. Face à ce problème,
les départements étudient la possibilité de mettre en place
plusieurs catégories d'examen de niveau de chinois selon les régions
du monde, notamment pour l'Amérique du nord, le Japon et la
République de Corée. Par ailleurs, il y aura des examens spéciaux
pour les enfants de Chinois d'outre-mer. Selon le profil des
candidats, le futur examen reflètera davantage, de manière plus
efficace et plus exact, le niveau réel de chinois des candidats.
Lorsque la nouvelle d'une édition mise à jour de l'examen a été
rendue officielle, elle a été très bien accueillie par la plupart
des étrangers qui veulent apprendre le chinois ! M. Lee Moon kyu est
sûr que cette nouvelle version de l'examen, notamment conçue pour
les Coréens, pourrait l'aider davantage, et lui permettrait d'en
savoir plus sur ses futures études de chinois.
On l'écoute de nouveau : « Apprendre le chinois est différent pour
les Européens, les Américains, ou les Coréens. Pour illustrer,
sachez que les Coréens utilisent aussi les mots chinois. Par
conséquent, apprendre le chinois est plus facile pour eux que pour
les Occidentaux. La durée des études peut donc être plus courte.
Diviser en plusieurs catégories d'éditions l'examen de niveau de
chinois a sûrement des avantages, c'est le but ! »
Par ailleurs, pour renforcer les spécialités de l'examen de niveau
de chinois, la Chine projette de lancer plusieurs sortes d'examens
classés selon les professions, selon des secteurs comme les affaires
commerciales, le tourisme, le secrétariat etc. En comparaison avec
l'actuel examen de niveau de chinois, ces différences se refléteront
dans le niveaux des notes de ces examens professionnels, et les
questions de l'examen seront encore plus difficiles...
Mme Li Xiaoqi, responsable chargée de l'édition des affaires
commerciales de l'examen a expliqué à notre correspondant qu'elle
voulait désormais diviser cet examen spécialisé en 5 niveaux
différents. On l'écoute : « Niveau 1, le candidat ne possède pas le
niveau requis nécessaire pour traiter des affaires commerciales en
chinois. Niveau 5, c'est le niveau le plus élevé : il peut utiliser
assez librement et correctement le chinois dans les affaires
commerciales. L'examen sera composée de deux parties, les questions
objectives sur la compréhension orale et la compréhension de la
lecture ; et les questions subjectives sur la composition et
l'expression oral. L'examen devrait durer 2 heure 30. Les candidats
qui ont atteint le niveau 3 ou l'équivalant du niveau 3 semblent
s'être adaptés à cette nouvelle version de l'examen. »
Autre nouveauté : le 13 mai 2006, des centres d'examen se sont
ouverts dans sept villes françaises, à Paris, Lyon, Bordeaux et
Marseilles !
Plus de 700 candidats se sont inscrits à l'examen, divisé en trois
catégories: niveau élémentaire, niveau moyen et niveau avancé.
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